Posté par: Ambre câline
le Sep 09, 2011
TU SERAS UN HOMME MA FILLE!!
Tel aurais pu être le propos de mes parents s'ils avaient su.
Je me prénome Ambre. Je suis née transgenre. J'ai eu envie de vous conter mon parcours de vie, bien qu'il me soit difficile de mettre des mots sur ce qui pour moi est naturel. Ce blog s'adresse en priorité à ceux et celles qui ne savent pas ce que c'est que la transgenréité, qui ne voient dans un transgenre que le plaisir sexuel, l'assouvissement de fantasmes. Bien que je n'ai pas à juger des pratiques sexuelles des autres trans, je trouve que s'offrir sans retenue à des hommes avides de viande, donne une image très dégradante et fausse de nous en particulier et de la femme en général. Pour ma part, je dirais qu'il y a transgenre et transgenre mais, également transgenre et travesti. Deux notions, deux personnalités, deux motivations totalement différentes.
Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs d'enfance, (la maternelle) je me suis toujours senti fille et j'ai toujours eu des comportements, une façon de penser, de réagir plutôt féminins. J'ai beaucoup souffert de mon identité masculine et subi depuis mon plus jeune âge des violences verbales et physiques parce que les autres sentaient que j'étais différente. Pour mes camarades garçons, par ma façon d'être j'étais une fille et, pour les filles, je n'étais pas assez garçon. Pourtant j'aurais voulu m'habiller comme elles, porter moi aussi une jupe, avoir les cheveux long. Je détestais les jeux des garçons, souvent des jeux de bagarre, de contacts auxquels je préférais des jeux plus calmes (dinette, poupée) et, bien sûr, je me faisais chahuter et souvent plus. Cela est allé jusqu'aux coups et même souvent au raquet.
Etant en échec scolaire dès le primaire, mes parents ne se sont jamais aperçus de rien car, pour mon père, j'étais un cancre un point c'est tout. Comme j'étais toujours le dernier ou avant dernier de ma classe par mes notes désastreuses, lorsque je rentrais à la maison, j'avais droit à une bonne raclée. Sur ce que je subissais à l'école ou dès que j'étais en groupe, je n'en parlais. Personne ne l'a jamais su. Dans une famille méridionale patriarcale, le petit garçon doit devenir un homme. Il doit faire l'apprentissage d'homme comme on disait chez moi. En fait, je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait, pourquoi moi et pas un autre? Très tôt, j'ai développé une profonde angoisse et me suis fermée comme un coquillage, ce qui m'a valu d'être en échec scolaire alors que tous les spécialistes consultés à l'époque diagnostiquaient que j'avais une intelligence vive et des capacités intellectuelles certaines, voire même au-dessus de la norme. J'aurais pu plonger dans la dépression, voire dans la schizoprénie mais, ce qui m'a sauvé, c'est ma grande sociabilité et mon ouverture d'esprit. J'étais un enfant curieux de nature, intéressé par beaucoup de choses. Mes passions m'ont permis de ne pas couler. J'ai été élevée en garçon, j'ai eu des jouets de garçon. Normal que dans vos jeux d'enfant l'on se réfère à l'identité civile et de sexe qu'on vous impose . Comment voulez vous comprendre ce qu'il vous arrive lorsque vous êtes enfant? Bon gré malgré vous prenez le chemin que l'on trace pour vous. Je me suis donc "habituée" à être un homme. J'ai eu malgré tout quelques camarades dont j'ai un bon souvenir. Je n'ai jamais tissé de lien d'amitié, sauf avec des femmes dont je me sens bien plus proche. Je ne dis pas cela parce que j'ai été élevée par ma grand-mère, ni parce que j'ai été maternée, gâtée-pourrie par mon grand père; cela est une autre histoire, plus en rapport avec ma stabilité professionnelle; mais, parce que réellement, j'ai toujours été attirée par la compagnie féminine. Au coté des femmes, je me sens "chez moi". Du reste elles sont toutes étonnées par mes qualités ménagères, ma sensibilité, ma douceur, ma tendresse.
Je me serais bien vu vivre avec un homme attentionné et complice. Jeune adulte, j'ai été amoureuse d'un ami.... Ah si j'avais été une fille biologique! ... mais voilà, je ne le suis pas et je ne suis pas non plus homosexuel... Il m'est impossible de vivre avec un homme avec mon corps d'homme. Ce corps d'homme, je ne m'y suis jamais habituée; tout simplement parce que je n'en suis pas un. Je ne le suis qu'en apparence et non psychiquement. Vers l'âge de 11 ans, mon désir de vouloir ressembler à une fille, m'a poussé à commencer à mettre de la lingerie et des vêtements de femme en cachette. Je pouvais passer la journée entière dans cette tenue en l'absence de mes parents. Qu'est ce que je me sentais bien comme cela! Commençant à découvrir mon corps, cela est devenu un véritable plaisir qui m'excitait beaucoup, augmentation de la sécrétion de testostérone oblige.
Il s'est installé très vite un malaise de dualité entre être un homme, puisqu'on me le rabâchait depuis tout petit et j'en avais les attributs, et ce que je rensentais au plus profond de mon être. Je suis passée par tous les stades identitaires. Je me suis dit que je devais être une perverse, puis une malade mentale, puis un travesti; je me suis aimée, puis détestée et même haïs. Parfois, j'ai dit stop et j'ai jeté mes habits de femme ou arrêté de m'habiller en femme mais, à chaque fois, le naturel à très vite repris le dessus, parce qu'il m'était impossible d'être cet homme, d'être ce que je ne suis pas. Je dis cela aujourd'hui parce que je ne m'accepte que depuis quelques mois seulement. Il m'aura fallu plusieurs échecs et souffrances sentimentales, plusieurs années d'accupuncture et de médecine énergétique qui m'ont remis en phase avec mon canal, ainsi que deux mariages pour me faire prendre conscience de ma véritable identité, pour être en phase avec moi même, pour me rendre compte que je ne suis pas faite pour vivre avec une femme. Lorsque je dis que je ne suis pas homosexuelle...
La cause de l'échec de toutes mes unions viens de ma différence que je ne peux plus exprimer une fois en ménage avec quelqu'un. Il m'est impossible d'être le mari, l'homme et aussi être en harmonie avec mon être, être la femme. Refusant de m'avouer que je n'étais pas un homme; résultat de notre conditionnement éducatif; ma vie sentimentale a été très instable et tulmutueuse. Je n'ai jamais voulu parler de ce que je ressentais à mes différentes compagnes et épouses. je savais que c'était la séparation assurée. Pourtant, étant toujours en recherche de ma véritable identité, je collectionnais les infidélités, les cachoteries et bien entendu, cela finissait par un divorce. J'ai vraiment fait souffrir ces femmes qui ont partagé ma vie et croyez bien que c'est ce que je regrette le plus. Que d'erreur peut-on faire lorsqu'on se refuse de se regarder dans le miroir! Que de souffrance on engendre.
Mon dernier mariage a duré 18 ans. De cette union est né une fille qui a aujourd'hui bientôt 18 ans et un garçon qui va en avoir 15. Je les aime de tout mon coeur et en aucun cas je ne voudrais les perdre car nous sommes très proches. Au départ je ne voulais pas d'enfants. A présent, là aussi j'en connais la raison. Je ne me sentais pas père, et encore moins mère dans ce corps de mec. Alors, comment avoir des enfants. Mon épouse a dû batailler pour arriver à me décider et un sentiment au plus profond de moi me disait de me lancer dans cette merveilleuse et dure aventure, car, comme tout ceux qui en ont eu le savent bien, c'est dur d'être parents. Mon sexe n'était pour moi qu'un objet de plaisir, en plus il n'était pas le mien, un truc hideux qui est entre mes jambes et que je n'ai pas voulu alors, imaginez vous... un organe de procréation! ah ça non! Par amour pour mon épouse, je me suis décidée à devenir père. Quelle angoisse!!
Finalement, quel bonheur d'avoir fait des enfants. je suis certaine que les porter doit être encore plus merveilleux. j'ai envié ma femme de ce coté là. N'ayant pas de travail ou ayant une activité libérale et mon épouse ayant un boulot très prenant, j'ai plus que participé à élever mes enfants. J'ai été souvent la femme au foyer avec toutes les tâches qui lui incombent et je dois avouer que je me sentais bien dans ce rôle. Il y en a une par contre qui ne partageait pas totalement cet avis.
Aujourd'hui que j'ai pris conscience de ma différence et mis un nom dessus: dysphorie de genre et de sexe; mon plus grand désir serait de démarrer un changement de mon corps, correspondant à mon identité psychique. Ce n'est pas pour autant aussi facile qu'on pourrait le croire. Il ne suffit pas de prendre un traitement hormonal dit THS (traitement Hormonal de Substitution) et de se faire pratiquer une vaginoplastie. Déjà, pour celles qui n'ont pas d'attache, je veux dire pas d'enfants, pas de liens familiaux, la décision est difficile à prendre alors, imaginez lorsque vous êtes parents. De plus, j'ai consulté il y a quelques années un psychiatre avec lequel j'abordais l'hypothése que j'étais transgenre, parce qu'a l'époque, j'étais dans le dénie. Aujourd'hui, ce mèdecin n'exerce plus et est décédé. Pourtant, si je souhaite faire une demande de THS, il faut en passer par un psychiatre. Encore faut il trouver celui qui fasse abstraction de ses aprioris, de ses croyances et valeurs personnelles et qui soit neutre. Il faut qu'il vous comprenne et qu'il ne vous classe pas dans les névrosés car, c'est loin d'être le cas. Pour ne pas choquer mes enfants et mon entourage, j'ai décidé de commencer progressivement cette transformation. La première étape va consister à un remodelage du visage et une épilation définitive du corps entier. Cela adoucira mes traits et m'évitera l'épilation hebdomadaire qui m'âbime la peau à la longue. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des changements. Ce qui me différencie aussi des autres transgenres de ce site, c'est que je ne recherche pas le sexe à tout prix. L'acte sexuel est pour moi l'aboutissement d'une relation épanouie, d'une journée faite de petites attentions entre deux personnes, de tendresse, de partage d'une activité ludique. N'étant pas un travesti, m'habiller en femme ne me suffit pas. Après plusieurs expériences, J'ai constaté que je suis plus attirée par un homme que par un travesti aussi féminin soit-il. Vivre avec un homme en ayant mon corps de femme, pourquoi pas?
J'ai voulu vous compter mon histoire car je pense qu'elle peut amener certaines à se questionner sur leur devenir et aux hommes qui nous fréquentent, à mieux comprendre ce qui nous anime toutes et que, bien que différentes, nous avons toutes un peu la même histoire faite de souffrance, de doutes et d'incompréhension de la part des gens et des autorités.
Vous pouvez me contacter si vous avez envie d'échanger des mots, en savoir plus sur ma personne.
Posté par: ladybenes
le Juil 17, 2011
salut je suis ladybenes et je suis comme vous j aime etre une femme prendre mon temps a le devenir , sortir avec ma plus belle robe ,
Posté par: travvinyl
le Avr 29, 2011
mes soiree sont tres calmes en ce moment alors que mon envie de sexe est de + en + forte, que faire ?
alors pour patienter j'habille ma poupee tout en vinyl et latex, je lui mets un gode ceinture orne d'une belle grosse queue et je me fais plaisirs.
mais j'aimerai realiser un fantasme, etre la chienne d'une copine et assouvir ses moindres envies, me faire insulter et defoncer , sans violence physique, alors si une copine est interessee par ce petit scenario, n'hesitez pas a me recontacter sur ce site et si bon feeling, je vous recevrai avec grands plaisirs .
Irina
Posté par: sandratvtg
le Avr 15, 2011
Après midi torride,
Je sonne chez Sylvia qui m’a été chaudement recommandée par un ami.
Une voluptueuse brune en lingerie transparente m’ouvre la porte.
J’admire sa luxuriante chevelure jais qui tombe en cascade sur ses épaules.