Posté par: monique31
le Sep 11, 2010
Qui-est ce qui pousse d'autres hommes à aller vers d'autres hommes,qui-est ce qui pousses des hommes à aller vers des hommes habillés de lingerie féminine ou carrément travestis,qui-est ce qui rend certaines choses plus désirables que d'autres ? Souvent il m'est apparu incongru (euphémisme ) de porter de la lingerie,de me transformer en un objet de désir pour soi-même ,devenir une sorte de totalité,mais qui,hélas,n'est qu'une mise en abîme de sa propore image,une atteinte profonde à ce qui fait les fondements d'un vie équilibrée,basée sur perception "positive "de sa propre place,sa spécificité,à l'endroit de soi-même et des autres.Il n'y a quelque part,de "transformation" heureuse,comme on dit qu'il n'y a pas d'amour heureux; Tout cela parce que le travestisme est le lieu de toutes les illusions,comme l'est l'amour,et comme le sont toutes les choses qu'on désire ardemment,car il y a toujours un autre côté des choses;ainsi l'amour passionné finit en plates habitudes,et le papillon de nuit est évidemment moins attirant à la lumière du jour.Le transformisme,le trans,l'envie que la chrysalide,naît un être fabuleux,l'ultime avatar, le réunificateur,bref,une sorte de dieu incarné,mâle et femelle,essence ultime,variation unique,beauté absolue....
Posté par: monique31
le Sep 10, 2010
ëtre travesti,une autre manière de partiquer la souffrance à loisir; oh je ne parle pas de celle que peut occasionner une épilation un peu poussée,mais plutôt de celle générée par la pratique de son" hobbie" préfèré,et du va -et-vient entre l'accepatation (la résignation ? ),et le rejet accompagné de la volonté farouche de retrouver son statut de mâle. A cela s'ajoute la désillusion de savoir qu'on ne pourra pas partager ce penchant,que toutes les amies qu'on croit s'être faites,jouent les belles des champs ;non,je suis certaine d'avoir été maudit-e depuis ma plus tendre enfance,cette proximité avec la mère,a orienté (de genre ) vers quelque chose que j'ai du mal quelques fois à définir.Je suis attirée par la douceur,le féminin est pour moi le continent du bien-vivre,de la douceur encore une fois mais aussi de la délicatesse,d'un certain art de vivre centré sur les caresses,les gestes prévenants,la recherche d'une certaine joie de vivre et d'aimer,de cet amour qui dure et qui vous abreuve de ses bienfaits continuellement, éternellement.Je veux vivre en femme, et cela paraît complétement hors de mes possibilités,car pour moi vivre ,c'est partager,mais que peut-on partager avec des personnes qui,soit ne quittent jamais d'une virtuelle présence,ou alors se contentent de voler quelques moments,pour vivre avec vous,l'histoire de toute une vie. Des rencontres sur le pouce,des sentiments,des baisers,des instants jetables,interchangeables...je crois vivre un cauchemar,impossible de rêver,impossible d'aimer,impossible de croire en des lendemains qui chantent.